À Mayotte, la Confédération paysanne remporte la chambre
La Confédération paysanne a remporté le scrutin des élus à la chambre d’agriculture de Mayotte. Il avait été reporté d’un an après le cyclone Chido.
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Reporté d’un an à la suite du cyclone Chido, le scrutin à la chambre d’agriculture de Mayotte a finalement eu lieu et les résultats ont été publiés ce mercredi 29 janvier 2025.
Déjà à la tête de la chambre d’agriculture lors de la précédente mandature, la Confédération paysanne (20,49 % à l’échelle nationale avant ce scrutin), repart pour un second mandat avec 38,5 % des voix, devant la liste « Paysans d’ici » de Daouirou Siaka (18,5 %). Le bureau national a salué une « belle victoire » du président sortant Saïd Anthoumani, et une « très bonne nouvelle pour le développement de l’agriculture paysanne sur l’île ».
La Confédération paysanne veut « assurer la souveraineté alimentaire de l’île », via l’installation d’abattoir ou d’ateliers de transformation des productions ainsi que l’aménagement de pistes et de stockages d’eau. Le syndicat est désormais à la tête de cinq départements (Ardèche, les deux chambres de Corse, la Guyane et Mayotte).
« Mauvaise organisation du scrutin »
Également présent sur le territoire, le Modef (cinquième syndicat agricole à l’échelle nationale avec 1,48 % des voix il y a un an) a dénoncé une « mauvaise organisation du scrutin » avec « une seule salle de vote » pour accueillir « près de 1 400 électeurs ». Un sujet que le syndicat a évoqué le 29 janvier lors d’un rendez-vous avec le cabinet du Premier ministre Sébastien Lecornu. Des modalités de scrutin « indignes d’une démocratie » qui rappellent « les heures sombres de la France coloniale » critique Frédéric Mazer, président du Modef. « La Chambre d’agriculture de Mayotte chargée de l’organisation de l’élection a été en dessous de tout », estime-t-il.
« Ces dysfonctionnements organisationnels ont entraîné des situations de tension et de malaise, conduisant certains électeurs à quitter les lieux sans avoir pu exercer leur droit de vote », soutient le Modef, qui a tout de même augmenté son score. Il est passé de 12,7 % des voix en 2019 à 15,2 % en 2026. Et gagne un deuxième siège au collège « organisations syndicales à vocation générale d’exploitants agricoles ou de jeunes agriculteurs ».
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